Cavan-Caouënnec sous l’Ancien Régime


    La période entre les années 1500 et 1789 est parfois appelée l’époque moderne ou plus couramment Ancien-Régime.

    Sous l’Ancien Régime, l’église tréviale de Caouënnec, dédiée à la Vierge1, est toujours celle du XIIe ou XIIIe siècles2 .

    De 1505 à 1702, les fondations (messes perpétuelle, anniversaires,…) se traduisent par des dons à la fabrique de l’église3.

    Le prêtre attaché à la célébration du culte dans la trève de Caouënnec porte le titre de curé (vicaire au XXe siècle) et rapporte au prêtre attaché à la paroisse de Cavan qui porte le titre de recteur (curé au XXe siècle)4. Des prêtres volants (qui exercent dans différentes paroisses pour les confessions, les prédications, …) secondent les recteurs et ou curés. Les chapellenies, fondées par les seigneurs dans leur chapelle privée, entretiennent un prêtre appelé chapelain qui doit s’acquitter de prières et offices5.

    Les biens de l’église, de chaque chapelle et de chaque confrérie sont gérés et entretenus par un conseil de fabrique dont le responsable porte le titre de gouverneur et tient une comptabilité des recettes et dépenses.

    Les paroisses sont subdivisées en frairies ou dimeries; une frairie contient des hameaux voisins; une dime (un impôt) est généralement collectée par frairie6. Des registres paroissiaux mentionnent les noms de frairies à Cavan, par contre l’auteur de ce texte n’a pas trouvé le même niveau de détail dans les registres paroissiaux de Caouënnec. Les noms des frairies ou dimeries de Cavan sont attestés aussi dans d’autres archives (frairies de Boisriou ou Coatriou, Grinec, Kerbiquet, Kercongar, Kerguennec, Kericoul, Kerillis, Kernivinen, Kerscarn, de Lisle, Quellenec)7, mais pour Caouënnec apparait seulement « Le Convenant Poularel dans la frairie de Kerillis»8.

    Les maisons nobles de Caouënnec en 1535 sont données dans «Rôle des nobles de la trève de Cauhanec 9 :


    Les seigneurs de ces maisons nobles:

    L’exploitant d’un domaine doit une rente annuelle à son suzerain, à la Saint-Michel en septembre; cette rente se chiffre en sommes, renées (ou rennées) 10ou boisseaux11 12 de froment et d’avoine, en volailles (poules, chapons), saumons (pour les meuniers) et jours de corvée ou en livres (monnaie).

    De nombreuses villes et juridictions mesurent le volume des grains en boisseaux; hélas tous ces boisseaux ne représentent pas le même volume13.

    « A Lannion : Le boisseau, de 24 écuellées, était l’équivalent de la renée ou le quart de la seillée; huit de celles-ci donnaient le tonneau. On n’a pas compté moins de trois boisseaux différents à Lannion : deux avaient leurs étalons en pierre. Leurs contenances étaient celles-ci : 6 décalitres 406, 5 décalitres 266, 2 décalitres 712 »14.

    Le boisseau de froment, à Lannion, pèse 68 livres en 166015, voire 85 livres en 176616, et vaut 4 livres en 171017.

NB1 : le double bénitier de la chapelle Saint-Marc de Buhulien en Lannion pourrait être une ancienne mesure de volume de grains; l’un des bénitiers peut contenir environ 39 litres et l’autre environ 48 litres. Ces valeurs sont proches des 39,3 litres pour un des boisseaux de seigle et 48,6 litres pour un des boisseaux de froment mesure du Goello18.

NB2 : Dans l’église de Brélévenez, encastrée dans le mur sud, se trouve une ancienne mesure à blé qui porte l’inscription « H(a)e(c) me(n)sura bladi nu(n)q(uam) p(er)itu(ra) » en caractères du XIIIe siècle19; la traduction « ceci est une mesure à blé qui ne disparaitra jamais » est avancée20. Cette mesure à blé ne porte pas le nom de boisseau; elle est dite pouvoir contenir 70 litres21; le relevé de ses dimensions (longueur 1m, largeur 0,63 à 0, 67m, profondeur 0,12 à 0,14m donnerait 78 à 91 litres donc une moyenne de 84,5 litres, soit macroscopiquement 2 fois le volume d’un des bénitiers de la chapelle Saint-Marc.

    Les noms des mesures de grains à Lannion (exemple pour seigneurie de Cruguil) sont : l’écuellée22, boisseau (en 1658, 1710)23, quartier (en 1479, 1496)24, renée ou rennée (en 1533, 1539, 1610)25, saillée (en 1450, 1525)26, somme (de 1582 à 1633)27.

    La somme est une unité plus grande que la rennée puisqu’au moins une rente est exprimée « Cinq sommes deux rennées froment »28 et « deux sommes et une renée »29.

    Un même aveu relatif à plusieurs domaines (exploitations) peut fixer des rentes « en mesure de Lannion » en renées pour des domaines, en boisseaux pour d’autres et des boisseaux « en mesure de Guingamp » pour d’autres30.

    Le fait que ces mesures ne sont pas étalonnées par rapport à une référence unique et qu’elles varient d’une juridiction à une autre engendre, dans les transactions, des contestations et des spoliations qui ne prendront fin qu’avec la mise en place du système métrique à la Révolution; dès lors les transactions de grains se feront en poids et non plus en volume.

    Avant 1565, une sénéchaussée royale existe à Lannion31.

    Cavan et sa trève Caouënnec sont plus proches géographiquement de Lannion que de Guingamp; néanmoins, dans la continuité de la Réformation de 1426 et de la montre de 1481 qui placent Cavan dans la châtellenie de Guingamp, Cavan et Caouënnec semblent, en tout ou partie, dans la juridiction de Guingamp.

    En 1581, Cavan et Cauhennec, représentés par Rolland Rouzault, sont rattachés à la juridiction de la seigneurie de Guingamp pour une imposition32; la taxe à payer, 58 livres, est d’un montant proche de celui des paroisses de Prat (dont Trevoazan), Pleudaniel, Pleumeur-Gautier (dont Lézardrieux).

    Est-ce que Cavan et sa trève Caouënnec basculent de la juridiction de Guingamp dans celle de Lannion par un acte officiel de réorganisation des justices royales?

    Plus tard, avant 167333, la paroisse de Cavan et sa trève Caouënnec sont dans le fief du domaine royal de Lannion34 35.

    La juridiction ou sénéchaussée royale de Lannion s’étendait dans les paroisses de Brélévenez, Buhulien, Camlez, Cavan (et sa trève Caouënnec), Coatreven, Lannion, Loguivy-les-Lannion, Louannec (et sa trève Kermaria-Sulard), Penvénan, Perros-Guirec, Pleumeur-Bodou, Ploubezre, Ploulec’h, Pluzunet, Quemperven, Rospez, Saint-Quay-Perros-Guirec, Servel, Tonquédec, Trébeurden, Trédarzec, Trédrez, Tréduder, Trégastel, Trégrom, Trélévern, Trévou –Tréguignec, Squiffiec, Louargat, Plestin et Trémel36 37 38 39 40.

    Ces paroisses ne sont pas contiguës; néanmoins la majorité d’entre elles s’étendent vers le nord depuis Trégrom et Pluzunet au sud, sur la rive droite de la rivière du Léguer, pour ce concentrer entre les rivières du Léguer, du Guindy et la mer de la Manche au nord; à l’Est elles sont bordées par les paroisses de Cavan et de Quemperven, puis plus au nord par les paroisses du Régaire de Tréguier; à l’ouest les paroisses de Ploubezre, Ploulec’h et Trédrez placent l’embouchure du Léguer dans cette juridiction.

    Les sources consultées ne donnent pas toutes la même liste de paroisses pour cette juridiction; par contre à partir de fin 1668 les registres paroissiaux de ces paroisses sont remis au greffe de la Cour Royale de Tréguier au siège de Lannion41.

    En 1581 la seigneurie de Coetloury devient vassale de la seigneurie et prévôté du Pré, dont le siège est en Brélévenez à la limite de Lannion42.

    De 1588 à 1598, les mécontents du Roi ou de ses favoris et les catholiques, qui voient le protestantisme se développer, se regroupent dans « Une Sainte Union » La Ligue43 .

Après l’assassinat du chef de La Ligue, Henri de Guise, à Blois en 1588, la guerre civile éclate en Bretagne. La lutte devient tout de suite ardente et furieuse. Des animosités personnelles, des compétitions envenimèrent les divergences religieuses44.

    Les guerres de la Ligue affectent tout le Trégor dont les villes de Tréguier et de Guingamp, les châteaux de Coatfrec45 et de Tonquédec. Un des chefs de La Ligue est le célèbre La Fontenelle, lié à Coadelan en Prat par son épouse; la seigneurie de Coadelan possède des terres à Cavan46 47.

    La paroisse de Cavan, rangée du coté des Ligueurs48, et sa trève de Caouënnec souffrent certainement de ces guerres. Nous retrouvons dans les acteurs des membres dont les patronymes sont dans les seigneurs de domaine de Caouënnec (Rosmar, Fleuriot). Au moins un habitant de Cavan, Rolland Jegou, est du coté des royalistes sous les ordres de Kergomar en 158849. Entre novembre 1589 et juin 1599, Victor de Rosmar et Yves son fils, ligueurs, sont assassinés par les paysans Cavannais50 51. René Fleuriot reconnait avoir pillé les biens de la fabrique, fait prisonnier le recteur (curé)52 et rançonné un paysan de Cavan ou Caouënnec nommé Cavours53.

    En 1592, des habitants de la paroisse de Cavan, déclarés ligueurs, sont condamnés avec prise de corps par le Parlement (en application de l’arrêt du 17 avril 1589)54 55.

    Après 1614, la seigneurie de Coatanlan-Kerjanegan ne bénéficie plus de l’influence des abbés de Bégar56 .

    En 1614 la seigneurie du Pré est vendue aux Coskaer seigneurs de Barac’h en Louannec57.

    En 1616, la seigneurie de Coetloury absorbe la seigneurie de Kermarquer de Caouënnec58.

    Les registres de Baptêmes, Mariages et Sépultures (BMS), rendus obligatoires pour les registres de baptêmes par l’ordonnance de Villers-Cotterêts du roi François 1er en aout 1539, sont disponibles (ont été sauvegardés) pour Caouënnec à partir de 1678; par contre ils existent pour Cavan dès 1623 et ces derniers contiennent quelques informations sur Caouënnec.

    En 1628 la seigneurie de Guerguiniou est absorbée par la seigneurie de Kergrist de Ploubezre59.

    En 1638 et 1640, à Cavan et Cauhenec, des feux (foyers) sont anoblis60.

    En juin 1640, Yves Logiou est curé de Cauhennec61.

    En 1642 la juridiction de la sénéchaussée de Guingamp prononce une sentence, condamnant Jean Caoux, tenancier à domaine congéable en la trève de Coauennec, à payer un demi-boisseau de blé, pour sa part contributive au traitement du prêtre qui a célébré la messe matinale, les fêtes et dimanche dans la dite trève62.

    En mai 1649, en avril 1659, en mai 1663, l’évêque de Tréguier Baltazar Grangier est en visite à l’église « treffviale de Cauennec ou Cahouennec», généralement pour administrer le sacrement de confirmation. Il en profite pour viser les registres paroissiaux de Cavan (et autres paroisses voisines) et écrire quelques consignes pour les améliorer63.

    En 1667, Germain Le Bolfic est curé de Cauennec64.

    En avril 1668, l’évêque de Tréguier Baltazar Grangier est en visite à l’église « treffviale de Cauoennec » et en profite pour viser les registres paroissiaux de Cavan où il ordonne d’observer (pour ces registres) ce qui est prescrit par les nouvelles ordonnances du Roy. Cette directive se traduit par l’ouverture d’un registre unique pour les baptêmes, mariages et sépulture (alors qu’ils étaient séparés avant cette date à Cavan). Ce registre est muni d’un entête qui le déclare « paraphé et cotté » par le Juge Royal de Tréguier au siège de Lannion (Pierre Calloet sénéchal et procureur) le 3 mai 1668. En fin d’année ou au début de l’année suivante le registre est remis au greffe de la cour Royale de Tréguier à Lannion. A partir de cette date les actes de baptêmes précisent la dismerie (frairie) pour localiser la naissance dans la paroisse65.

    En juin 1671, l’évêque de Tréguier Baltazar Grangier est en visite à l’église « treffviale de Cauennec » et en profite pour viser les registres paroissiaux de Cavan66.

    En 1669, Charles Beuret, aumônier et secrétaire de Mgr Baltazar Grangier, est nommé recteur (curé) à Cavan et Caouënnec; il décède en 169367 68 69.

    Vers 1670, il y avait des tisserands à Plouigneau, Prat, Pédernec, Louargat, Mousterus, Tréglamus, Cavan et Caouënnec70.

    En 1673, la seigneurie de Coetloury absorbe la seigneurie de Runaudren en 167371.

    En 1676, Charles Beuret, recteur (curé) de la paroisse de Cavan et de sa trève de Caouënnec, fait renverser et pousser le pignon principal (donc le chevet) de l’église trevialle de Cauoennec en forme de lanterne et augmenter (agrandir) le cimetière de la dite trefve72 73.

    En 1678 le curé (vicaire) de Caouënnec est Jan Quilgars74.

  En 1678, vente de la seigneurie de Cosquer-Quellenec à la famille Geffroy, famille de Conseillers au Parlement de Bretagne75.

    En 1679, le recteur Charles Beuret fait boiser et couvrir de neuf toute l’église tréviale et le lambrisser de sapin d’un bout à l’autre76.

    En 1680, le recteur Charles Beuret fait blanchir toute l’église de la trève de Caouënnec où il fait placer un tabernacle et retable pour le prix de 500 livres. Il fait encore poser en ladite église de Caouënnec un beau balustre avec un crucifix et deux images (statues) de Notre Dame et de Saint Jean entre le chœur et la nef pour la somme de 294 livres. Il fait pareillement marché de placer au cimetière dudit Caouënnec une belle et grande croix de pierre de taille pour 170 livres. Il fait de plus azurer tout le lambris de la dite église trévialle pour 100 livres, et supplie dès à présent Mrs ses successeurs d’exercer leur zèle à y faire un beau clocher à l’instar de celui de Ploumilliau, Ploubezre ou Louargat. La situation du lieu le requérant, et le revenu de l’église le permettant assez77 78.

    Le retable de l’église de Caouënnec, restauré au XXe siècle, peut dater de cette année 1680; il présente dans sa partie la plus ancienne:

    La croix du presbytère est de 168080; cette croix se trouvait au XXe siècle sur le sommet du mur du presbytère entre la sacristie de l’église et la place du bourg; depuis la transformation du presbytère en mairie, la croix est fixée au sol à l’est du chevet de l’église.

    En 1681, la seigneurie de Coetloury entretient un chapelain dans sa chapelle privée; le 1er février 1881, il se nomme Jan Roudaule et procède à l’ondoiement de Jacques de Coiteloury (Coetloury). Un nouveau né était ondoyé lorsqu’il était en danger de mort, mais les nobles abusaient de cette pratique pour différer le baptême de leurs enfants. Souvent le prénom n’était pas fixé lors de l’ondoiement et l’enfant était prénommé anonyme, son prénom lui était ensuite donné lors du baptême; de ce fait des données généalogiques informatisées comportent parfois deux naissances au lieu d’une.

    En1682, Louis-Joseph de Bourbon, le duc de Vendome, de Penthièvre,…, au titre des droits et seigneurie de Guingamp, conserve dans les paroisses de Cavan et Cauhennec sa trefve des droits de Fondateur (droits de prééminences) de l’église paroissiale et chapelles dépendant de la paroisse81.

    En 1688, Yves Torraval est curé de Caouënnec82.

    En 1688, en octobre, Sébastien Aubert est curé de Caouënnec; il est assisté de P.Gourlay prêtre83.

    En juillet 1688, une mission pour les paroissiens et tréviens, avec communion générale le jeudi 22 et procession de clôture le dimanche 25, concerne l’église tréviale et la chapelle Saint-Laurent. Cette mission est placée sous la présidence de discret Missire Guillaume Clec’h, âgé de 34 ans84, sieur recteur de la paroisse de Pédernec, supérieur de la dite Mission85 86 87. Le recteur de Cavan/ Caouënnec relate cette mission à la fin des registres paroissiaux de Cavan de l’année 1688; est-ce que le fait marquant est la mission elle-même ou la foudre qui a frappé deux personnes pendant cette mission ?

    En 1693, Sébastien Aubert est toujours curé de Caouënnec88.

    Du 29 janvier 1696 au 23 octobre 1703, Henry Nicol est curé de Caouënnec ; dès lors le nom de la trève commence à être écrit Caouennec dans les actes des registres paroissiaux89 .

    Une page insérée dans le registre paroissial en fin d’année 1696, après sa certification de complétude le 5 janvier 1697, relate le passage d’un prédicateur pour le Carême:
« En cette année prêcha le carême en cette stasion (station ?) de Cavan, Tonquédec, Pluzunet et Cauoennec trève, le sieur Le Goffic originaire de Brellevenez et curé de Guimaec90 ».

    Une page insérée entre le registre paroissial de 1696 et celui de 1699 donne la liste des gouverneurs des fabriques :
« En cette année «estoient » fabriques en charge dans l’église paroissiale de Cavan Rolland le Quéré et Jacques Nicol :

    La trève de Caouënnec possédait aussi probablement quelques fabriques semblables; la disparition des Archives de la Fabrique ne permet pas de le prouver. La trève de Caouënnec semble avoir possédé une seule chapelle privée dédiée à saint Saturnin à Coatiloury Braz (carte IGN 715 Est).

    En 1702, Dom Maudez-René Le Cozannet, né à Langoat le 8 décembre 1666, décédé en odeur de sainteté le 25 juillet 1720 à Quemperven où son gisant se trouve encore au XXe siècle dans le cimetière, exerce partie de son ministère à Caouënnec pour célébrer les messes de la fondation de Claude Monbré96 97; il n’est pas curé, il le remplace; sa fonction principale semble être « prédicateur de Carême » dans diverses paroisses98. Sa signature «Maudé René Le Cozanet prêtre» apparaît dans les registres paroissiaux de Caouënnec : le 4 février 1703, le 22 mars 1706 (date où il est dit « servant in divinis audict Cauennec »), du 6 janvier 1708 au 7 octobre 1708, dates où il seconde probablement le curé Pierre Lividic malade; son nom apparaît une dernière fois à Caouënnec dans un acte du 3 novembre 170899.

    Les registres paroissiaux de Caouënnec pour les années 1701, 1702, 1704, 1705, 1707, 1709 à 1713, 1715, 1716, … manquent aux Archives Départementales. Ces registres ont été utilisés en 1913-14 par FM.Henry lui-même, ou par un lecteur local, pour l’écriture de son livre100. FM Henry a aussi utilisé les travaux de l’abbé Jean-Louis Helliet qui consacre plusieurs pages à Dom Maudez René Le Cozannet dans ses Manuscrits; ces pages ont été écrites entre 1890 et 1893 lorsque l’abbé Helliet était vicaire de Langoat101.

    Du 1er novembre 1703 au 10 février 1708, date où il décède à Caouënnec, Pierre Lidivic est curé de Caouënnec102.

    En 1704, une noyade en 1704 (Registres Paroissiaux de Perros-Guirec et Lanvézéac) fait périr deux matelots, Jacques, l’ainé des seigneurs de Coëtloury, le recteur de Trevou, quatre frères Hingant et leur beau-frère De La Noé de Lanvézéac103.

    En 1706, une école existe à Caouënnec ; Jean Pezron y fait fonction de Maitre d’école et est frappé d’interdit d’enseigner le 5 mai par l’évêque de Tréguier104 105.

    En 1707, Pierre de Coëtloury, le frère de Jacques de Coëtloury noyé, tue le capitaine Jean Le Roux de Porslan (lieu-dit de Ploubezre) à Saint-Gildas en Tonquédec106.

    En juin 1708 et en mai 1715, François Roger, vicaire général de Tréguier, est en visite à Caouënnec107.

    A partir du 25 octobre 1708, jusqu’au 27 janvier 1721, Guillaume Guillou est curé de Caouënnec108.

    A partir du mois d’avril1720, les actes des Registres paroissiaux de Caouënnec sont signés par « Gonery Arthur prêtre avec paraphe »109.

    En 1720, pour ce qui concerne Caouënnec, seul un Monsieur de Coetloury est soumis à la capitation110.

    A partir du 20 novembre 1720, Jean Le Parquier est curé de Caouënnec111.

    En 1725, le 27 février, l’évêque de Tréguier, Olivier Jégou de Kervilio, à la mort de Jean Le Parc (son dernier acte signé dans les registres paroissiaux est du 6 octobre 1721, il décède le 23 février 1725112), recteur de Buhulien, veut lui donner pour successeur Jean Le Parquier, curé de la trève de Caouënnec. Il se heurte à Olivier Blanchet, prieur de l’abbaye de Kermaria-an-Draou, située à l’entrée de Lannion entre le pont de Kermaria et Crec’hAvel. Olivier Blanchet finit par obtenir de Parlement en 1727 une sentence cassant la décision épiscopale et reconnaissant que le prieur de Kermaria était le seul présentateur de la cure de Buhulien113 114.

    A partir du 15 octobre 1725, Jan Le Parquier signe les actes dans les Registres Paroissiaux de Buhulien en tant que recteur de Buhulien, jusqu’au 24 aout 1727; en octobre 1728 un autre recteur, François Courellau, exerce à Buhulien115.

    Qui remplace Jean Le Parquier dans la fonction de curé de Caouënnec de 1725 à 1727 ? Pas de réponse car les registres paroissiaux de Caouënnec ne sont pas disponibles pour les années 1722 à 1727.

    Jean Le Parquier, prêtre et curé de la trève de Caouënnec, âgé de 55 ans, décède à Caouënnec le 8 février 1728.

    En 1727, le 4 juillet, les comptes de Jean Toudic et de François Le Quéré, fabriques de l’église de Caouënnec pour 1725, sont examinés par l’évêque de Tréguier au cours de sa visite à Tonquédec116.

    En 1727 une horloge est rajoutée à l’église tréviale sous la forme probable d’un beffroi (chambre de l’horloge) avec charpente et toiture.117

    A partir d’octobre 1728 Yves Le Goaz est curé de Caouënnec118.    

    A partir d’octobre 1731, Jean Mathurin Le Morvan est curé de Caouënnec119.

    En 1732, une guérison miraculeuse est attribuée à Dom Maudez Le Cozannet: «Yvonne Le Bourdonnec de Caouënnec, âgée de six ans a été depuis peu malade à ne pouvoir manger, ni du tout marcher, et même on la croyait paralytique. Elle fût vouée à Dom Maudet Cozannet, elle vint en la compagnie de son père visiter sa tombe et fût ultérieurement soulagée le 28 juillet 1732, plusieurs furent témoins de l’avoir vu manger et marcher ce jour là » signé O.Le Roux (probablement Olivier Le Roux recteur de Quemperven de 1707 à 1744)120 121.

NB : une Yvonne Bourdonnec, épouse de Olivier Cotel, est décédée à Caouënnec le 16 octobre 1786 à l’âge de 60 ans avait donc 6 ans en 1732.

    A partir de novembre 1733, Pierre Le Calvez est curé de Caouënnec122.

    A partir de janvier 1736, Charles Queriv est curé de Caouënnec123.

    A partir de novembre 1740, J.F.Maugouer est curé de Caouënnec124.

    A partir de janvier 1742, G M Briand est curé de Caouënnec125.

    A partir de décembre 1743, Louis Guillou est curé de Caouënnec126.

    A partir d’octobre 1747, Jacques Le Page est curé de Caouënnec127.

    En 1750, un acte de sépulture remarquable: Obsèques de noble homme, François Riou, lieutenant de la paroisse de Cavan, âgé d’environ 69 ans, mort le 21 janvier 1750, en présence de Sieur monsieur de Cameru seigneur de Kerouspi capitaine, de Marc Rouzault enseigne, de Pierre Glaziou sergent.

NB : noble homme n’est pas une preuve de noblesse mais est la reconnaissance d’une charge particulière au service de la paroisse; François Riou est un roturier comme le prouve son acte de baptême le 11 mai 1681 où il est dit fils d’honorables gens Yves Riou et Marguerite Toudic.

    Cet acte de sépulture prouve l’existence d’une milice dans la paroisse de Cavan et sa trève Caouënnec. Les fonctions de cette milice ne sont pas documentées mais nous savons que le recrutement de milices gardes côtes s’étendait à l’intérieur des terres et nous avons déjà rencontré en 1708 le capitaine Jean Le Roux en 1707 du coté de Tonquédec et Ploubezre.

    A partir d’octobre 1752, F.Le Huérou est curé de Caouënnec128.

    1753, le 18 novembre, décès de Jacques Lestic prêtre à l’âge d’environ 83 ans; il a secondé les curés de Caouënnec de février 1728 à mars 1748, signant de nombre actes de BMS et pourtant il est enterré, par soucis d’humilité ?, dans le cimetière de « Cauvenec » (comme les enfants morts nés ou nés sans être ondoyés ou baptisés), alors qu’à cette époque tous les autres habitants sont inhumés dans l’église tréviale.

    A partir d’octobre 1754, Geffroy est curé de Caouënnec129.

    A partir de janvier 1755, Richard Le Roux est curé de Caouënnec130.

    A partir d’octobre 1755, Tartivel est curé de Caouënnec131.

    En 1759, le premier mars, Catherine Honorate de Kerroignant, veuve de François de Tréanna, de Quimper, Pierre Guellaen tenancier de Convenant Colven, Charles Le Gallic maitre maçon de Botlézan, adjudicateur du marché de la tour dudit Caouhennec, Marguerite Le Cuziat, veuve de François Lageat aussi maitre maçon demeurant en la paroisse de Ploumiliau sont en procès (procès verbal du 9 janvier). Selon ce procès, pour construire le clocher de l’église de Caouënnec, des pierres ont été tirées dans Parc an March Bian et Parc Goasouré dépendants dudit Convenant Colven sans le consentement de la dame de Tréanna . La propriétaire demande en réparation 200 livres et obtient 75 livres132.

    Parc an March Bian est la parcelle B120 du cadastre napoléonien, entre Kerangars et Le Colven. Parc Goasouré est probablement du coté de Goazourès.

    François Lageat, né à Plufur, et Marguerite Le Cuziat, née à Ploumilliau, s’étaient mariés le 26 novembre 1733 à Ploumilliau; François Lajat est décédé le 8 septembre 1758 à Ploumilliau âgé de 58 ans.

    Ces Lageat se placent probablement dans la lignée suivante :

    Rolland Lageat répond à une demande de devis en 1707 pour l’église Saint-Maudez de Lanmodez, Jacques Lageat, maitre picoteur de tailles de Tréguier, oeuvre en 1712 sur la chapelle de Saint-Antoine de Pleubian, Yves Lageat « maitre picotteur et masson » restaure une croix entre le Couvent des Augustins et le pont de Sainte-Anne à Lannion133, Jean Lageat fait en 1732 les plans du clocher de l’église Saint-Quay en Saint-Quay-Perros, François Lageat construit en 1744 la tour clocher de Cavan, Yves Lageat à Lanvézéac en 1753, Jean Lajat architecte à Lanvézéac en 1754, F.Lagiat intervient en 1756 sur la tour de la chapelle Saint-Gildas en Tonquédec134, Alain Lageat « maitre maçon » fait de grosses réparations sur les moulins à mer de la seigneurie du Cruguil dans les paroisses de Trégastel et Perros-Guirec en1764135, Yves Lageat intervient en 1776 pour la réparation du Pont de Sainte-Anne à Lannion.

    Le clocher de l’église de Caouënnec porte à sa base la date de 1760136 137. L’architecture de ce clocher est de type Beaumanoir138 avec pour soubassement du campanile, un long mur nord-sud contenant le porche ouest, renforcé à ses extrémités par deux contreforts ou courts murs orientés est-ouest (formant vue d’au dessus un I) qui supporte la plateforme; la stabilité du sous bassement est renforcée par une tourelle nord qui contient l’escalier d’accès à la plateforme et une tourelle sud vide.

    A partir de février 1759, les inhumations se font dans le cimetière et non plus dans l’église tréviale139.

    A partir de novembre 1759, Jacques Le Page est curé de Caouënnec140.

    A partir d’octobre 1761, J.Baptiste Marie Le Ny est curé de Caouënnec141.

    A partir de janvier 1762, René Alexandre Le Grand est curé de Caouënnec142.

    En 1766 la seigneurie de Kerloscant est vendue à la famille Le Caer, marchands à Lannion143.

    A partir de novembre 1768, Jh.Quelen est curé de Caouënnec144.

    En 1772, un calvaire de Kerjanégan est sculpté; le calvaire était en 1826 dans un champ à droite de la route de Lannion à Guingamp à la sortie de Caouënnec entre le carrefour de Kerangars (Kerhars INSEE) et Le Colven (Golven INSEE et IGN)145. Vers les années 1960, les paroissiens se rendaient en procession de l’église jusqu’à ce calvaire. Lors de la construction de la route à 4 voies de Lannion à Guingamp, ce calvaire a été placé au bord de l’ancienne route de Lannion à Guingamp. Le socle du calvaire porte sur une face F P Ma François Rouzault 1772, sur l’autre face Marie Cadiou sa femme146; une croix « moderne » a été placée sur ce socle. Jean-François Rouzault s’est marié le 16 juillet 1754 à Caouënnec à Marie Cadiou ; les naissances de leurs deux premiers enfants prouvent qu’ils sont bien à Kerjanegan147.

    Dès octobre 1775, Jacques Morice est curé de Caouënnec; il y décède le 15 novembre 1782 à l’âge de 35 ans148.

    Très peu de temps avant La Révolution, dans les juridictions qui ressortissaient de la sénéchaussée de Guingamp149, les hautes justices Le Cosquer-Quelenec et Coat-Alan (Coadelan)- Kerjanegan s’exercent à Caouënnec, trève de Cavan, sous le seigneur Le Président de Mont-Luc150. Louis-Charles de La Bourdonnaye, seigneur de Montluc, marié en 1733 à Renée Thérèse de Boiséon, est président des enquêtes au Parlement de Bretagne de 1730 à 1775.

    Vers 1778, ces deux seigneuries semblent en déclin, au moins pour la justice, et Ogée cite uniquement: Le Cosquer-Quelennec, haute justice appartenant à M de Kercaradec, s'exerce à Cavoënec.151

NB : cette affirmation suppose un lien entre la famille Rogon de Carcaradec et la seigneurie du Cosquer; nous n’avons pas trouvé de preuve de ce lien.

    En 1778, la population de Caouënnec se compose d’environ 600 habitants152; ce résultat provient d’un calcul en appliquant à la population de Cavan et Caouënnec donnée par Ogée le rapport entre Caouënnec et Cavan en 1855-1862. Les maisons nobles sont alors: Runaudren, Kerloscant, Coëtheloury, Quelennec153.

    Dès novembre 1782, Le Duff est curé de Caouënnec154.

    Dès avril 1785, Jean.Beausson, originaire de Plougonver, est curé de Caouënnec ; il y décède le 29 octobre 1786, âgé d’environ 28 ans155.

    Le 7 octobre 1786, non identifié quarante huit heures après sa découverte, est inhumé le cadavre noyé au Pont Albin; plus tard ce cadavre est identifié comme étant celui de Gabriel Marchant âgé de 28 ans156.

    Dès novembre 1786, Jh. Jannic est curé de Caouënnec157.

    En 1786, 39 sépultures sont mentionnées à Caouënnec (14 de moins d’un an, 7 de 1 à 9 ans, 9 de 24 à 45 ans, 9 de 58 ans ou plus), dont le noyé trouvé dans la rivière à Pont d’Albin et Jean Beausson curé de Caouënnec. Cette même année beaucoup de décès sont enregistrés à Cavan, donc probablement le résultat d’une maladie contagieuse158. En cette année 1786, en effet, une épidémie de variole est attestée dans le Trégor159.

    Dans l’année 1787, 29 sépultures sont comptabilisées et plusieurs actes mentionnent encore « maladie mortelle » comme cause de décès160.

    La longue liste des curés de Caouënnec montre qu’un curé ne reste pas longtemps en fonction à Caouënnec; entre 1728 et 1786, 19 curés se succèdent à Caouënnec donc chacun y exerce en moyenne pendant 3 ans.

    Entre 1724 et 1790, Route de Guingamp à Lannion: estimation des travaux pour la reconstruction du pont d’Albin161.

    Entre 1785 et 1791, nomination de commissaires pour vérifier l’état des travaux au pont d’Albin162.

    Que savons-nous de l’activité économique à Caouënnec sous l’Ancien-Régime ?

    L’auteur de ce texte n’a trouvé d’écrits traitant explicitement d’une activité à Caouënnec sous l’Ancien Régime.

    Seuls les rentiers attestent de la culture de froment, de gros blé, d’avoine et de l’activité des moulins (exemple Cosquer-Quelennec163).

    Cependant, après La Révolution, le cadastre napoléonien164 et les noms de parcelles165, majoritairement en breton du Trégor, nous renseignent sur quelques activités qui existaient sans doute avant la Révolution.

    Plusieurs terres sont exploitées selon le régime convenancier, par exemples : Convenants Carbon, Colven-Izellan, Janno, Keranhars, Kermoisan, Le Bihan, Le Bris, Le Brun, Le Flem, Le Pennec, Lucas-Rogard, Mombré, Nascornet, Néant, Perrine, Richard, Ty-Bihan, Unvoi.

    Le lin et le chanvre sont cultivés depuis longtemps dans le Trégor et principalement dans la région de Lannion166; les mots « canap » (chanvre) et « lin » (lin) sont déjà dans le catholicon167. L’existence de routoirs près de cours d’eau nécessaires pour les alimenter (exemple explicitement dans la parcelle Stang-Lin B364 près de Kervizien alias Kervilien) ou dans le rôle de quelques étangs (Stang) (dans les parcelles Stang-Kerloscant A443, Stang Prat-Moan A602 près de Kervéven alias Kerbéven, routoirs A251 et A252 près de Le Carpen alias Carpont, routoir de Kernagazec A385 et A390 près de Kernégasec alias Kernangazec, routoir A612 et 613 près de Convenant Janot alias Convenant Janou) témoigne de la culture du lin. Le nom de parcelle Oguello Canap B438 et 439, près de Kercaradec, témoigne de la culture du chanvre.

    Des noms de parcelles témoignent aussi d’activités anciennes telles que :

    En conclusion, à la fin de l’Ancien Régime, la trève de Caouënnec semble bien pourvue en activités (cultures, extraction de pierres, 5 moulins à eau, 9 routoirs à lin).


Notes :

1 J.Gaultier du Mottay « Géographie départementale des Côtes du Nord » 1862, p590

2 J.Gaultier du Mottay « Répertoire archéologique du département des Côtes du Nord », 1885

3 AD22 20G34

4 FM Henry « Dom Maudez-René Le Cozannet », 1924, p63

5 G.Minois « La Bretagne des prêtres en Trégor d’ancien régime », 1987, p19

6 C. Kermoal « Les notables de Ploubezre de la fin du XVe au VIIIe siècle », 1986, mémoire de maitrise, Médiathèque de Lannion

7 AD22 E966, E968, E969, E970, E1101, E1188, E1631, E1992

8 AD22 E1631

9 BNF manuscrit 22321 p497

10 AD22 E963, E966

11 AD22 E963

12 M.Chevalier « Les mesures anciennes sur le territoire actuel des Côtes d’Armor », Soc ECdA, t132, 2003, p6, 7 et 12 à 14

13 P.Belordeau « Les coutumes générales des pays et duchés de Bretagne », 1656, pages 117 à 120

14 J.Geslin de Bourgogne et A.de Barthélémy « Anciens évêchés de Bretagne », t3, 1ère partie, 1864, ch VII poids et mesures, CCXVI

15 H.Le Goff « Bégard_ le petit Citeaux de l’Armorique » 1980, p186

16 J.Letaconnoux « Les subsistances et le commerce des grains en Bretagne au XVIIIe siècle – Essai de monographie économique » 1909, p270

17 AD22 E3013

18 M.Chevalier « Les mesures anciennes sur le territoire actuel des Côtes d’Armor », Soc ECdA, t132, 2003 p12

19 J.Gaultier du Mottay « Répertoire archéologique du département des Côtes du Nord », 1885, page 272

20 M.Chevalier « Les mesures anciennes sur le territoire actuel des Côtes d’Armor », Soc ECdA, t132, 2003 p8

21 E.Havel « Mesures anciennes sur le territoire des Côtes du Nord »

22 J.Geslin de Bourgogne et A.de Barthélémy « Anciens évêchés de Bretagne _ histoire et monuments - diocèse de Saint-Brieuc » 1864, t3, 1ère partie , pages CCXI à CCXXV ; référence abrégée ci-dessous par « Anciens Evêchés »

23 AD22 E3013, E3044

24 AD22 E3062, E3065

25 AD22 E3043, E3062, E3066

26 AD22 E3025, E3044

27 AD22 E3026, E3027, E3028, E3062, E3064

28 AD22 E966 seigneurie du Cosquer, 23 mai 1613

29 AD22 E3062 fief du Cruguil en 1582

30 AD22 E963 seigneurie du Cosquer-Quellennec, aout 1731

31 S.Debordes-Lissillour « Les sénéchaussées royales de Bretagne », 2006, p13

32 S.Ropartz « Guingamp – Etudes pour servir à l’histoire du Tiers-Etat en Bretagne », 1859, Tome deuxième, p214

33 AD22 A43

34 L.Dubreuil « Seigneurie et communaux au pays de Perros-Guirec-Goazven contre Barac’h 1628-1713 »AnBr n°3 1958, p333

35 S.Debordes-Lissillour « Les sénéchaussées royales de Bretagne », 2006, p13, 14 et 56

36 AD22 A28 à A51 et AD44 B1633 à B1674

37 AD44 B1633 à B1674

38 Ogée « Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne », 1778

39 L.Dubreuil « Seigneurie et communaux au pays de Perros-Guirec-Goazven contre Barac’h 1628-1713 »AnBr n°3 1958, p333

40 S.Debordes-Lissillour « Les sénéchaussées royales de Bretagne » , 2006, p13, 14 et 56

41 AD22 Registres paroissiaux BMS

42 Voir Pages sur Seigneurie de Coetloury et sur Seigneurie du Pré.

43 Chanoine .Moreau « Histoire de ce qui s’est passé en Bretagne durant les Guerres de La Ligue », 1857, pXII

44 L.Le Guennec « Notice sur la commune de Plougonven » 1922, p66

45 A.de Barthélémy « Documents inédits sur l’histoire de La Ligue en Bretagne », 1880, p125

46 AD22 E1632, E1640

47 J.Baudry « La Fontenelle Le Ligueur et le Brigandage en Basse-Bretagne », 1920, p146

48 H.Le Goff « La ligue en Basse Bretagne (1588-1598)_Le Trégor au temps de La Fontenelle » 1994, p30

49 H.Le Goff « La ligue en Basse Bretagne (1588-1598)_Le Trégor au temps de La Fontenelle » 1994, p33

50 H.Le Goff « La ligue en Basse Bretagne (1588-1598)_Le Trégor au temps de La Fontenelle » 1994, p115, 223, 292

51 H.Le Goff « La ligue en Bretagne_Guerre civile et conflit international 1588-1598 », 2010, p141

52 H.Le Goff « La ligue en Bretagne_Guerre civile et conflit international 1588-1598 », 2010, p369

53 H.Le Goff « La ligue en Basse Bretagne (1588-1598)_Le Trégor au temps de La Fontenelle » 1994, p148

54 J.Geslin de Bourgogne et A.de Barthélémy « Anciens évêchés de Bretagne _ histoire et monuments_diocèse de Saint-Brieuc » 1864, t3, p347

55 H.Le Goff « La ligue en Basse Bretagne (1588-1598)_Le Trégor au temps de La Fontenelle » 1994, p30 (place la condamnation en juin 1589 sans citer la source)

56 Voir Pages sur Seigneurie de Coatanlan-Kerjanegan

57 Voir Pages sur Seigneurie du Pré

58 Voir Pages sur Seigneurie de Coetloury

59 Voir Pages sur Seigneurie de Guerguiniou-Kergrist

60 Y.Briand « Notes sur Caouënnec », collection Jean-Jacques Lartigue, source Archives Nationales H’525 p 335, voir aussi H’524, art 250

61 AD22 Registres paroissiaux BMS de Cavan

62 AD22 B467

63 AD22 Registres paroissiaux BMS de Cavan

64 AD22 Registres paroissiaux BMS de Cavan

65 AD22 Registres paroissiaux BMS de Cavan

66 AD22 Registres paroissiaux BMS de Cavan

67 AD22 Registres paroissiaux BMS de Cavan

68 H.Le Goff « Le Journal du recteur Charles Beuret », Les Cahiers du Trégor n°23, 2ème trimestre 1988, pages 13 à 20

69 Y.Briand « Notes sur Caouënnec », collection Jean-Jacques Lartigue

70 Y.Briand « Notes sur Caouënnec », collection Jean-Jacques Lartigue, source Arrêt du 27 juin 1670, art.1, Recueil des règlements généraux et particuliers concernant les manufactures et fabriques du royaume, Paris , Imprimerie Royale, 1730

71 Voir Pages sur Seigneurie de Coetloury

72 AD22 Registres paroissiaux BMS de Cavan en fin 1676

73 H.Le Goff « Le Journal du recteur Charles Beuret » , Les Cahiers du Trégor n°23, 2 ème trimestre 1988, p15

74 AD22 Registres paroissiaux BMS Caouënnec

75 Voir pages sur Seigneurie de Cosquer-Quellenec

76 H.Le Goff « Le Journal du recteur Charles Beuret » , Les Cahiers du Trégor n°23, 2 ème trimestre 1988, p16

77 AD22 Registres paroissiaux BMS de Cavan en fin 1680

78 H.Le Goff « Le Journal du recteur Charles Beuret » , Les Cahiers du Trégor n°23, 2 ème trimestre 1988, p16

79 Commentaire oral de Jacques Neubauer lors d’une visite de l’église

80 Régis de Saint-Jouan « Dictionnaire des communes des Côtes d’Armor », 1990, page 144

81 S.Ropartz « Guingamp – Etudes pour servir à l’histoire du Tiers-Etat en Bretagne », 1859, Tome deuxième, p209

82 AD22 Registres paroissiaux BMS Caouënnec

83 AD22 Registres paroissiaux BMS Caouënnec

84 AD22 Registres paroissiaux BMS donne le donne âgé de 75 ans lors de son décès en 1729 à Pédernec

85 AD22 Registres paroissiaux BMS Cavan période 1686-1701, image 73

86 FM Henry « Dom Maudez-René Le Cozannet », 1924, p160

87 H.Le Goff « Le Journal du recteur Charles Beuret » , Les Cahiers du Trégor n°23, 2 ème trimestre 1988, p19

88 AD22 Registres paroissiaux BMS de Cavan

89 AD22 Registres paroissiaux BMS Caouënnec

90 AD22 Registres paroissiaux BMS Caouënnec

91 Chapelle près de Barderou en Cavan, est-ce la chapelle de Kerverrot dite Notre Dame des Anges ?

92 Chapelle près de Hozon en Cavan détruite

93 Voir Pages sur Seigneurie de Coetloury : chapelle Saint-Laurent à Kerbiquet en Cavan

94 Les Capucins possédaient un Couvent à Lannion et à Guingamp

95 AD22 Registres paroissiaux BMS Caouënnec ; nous voyons que cette page concerne la paroisse mère de Cavan

96 FM Henry « Dom Maudez-René Le Cozannet », 1924, p186, 197

97 G.Minois « La Bretagne des prêtres en Trégor d’ancien régime » , 1987 p196 et 197

98 FM Henry « Dom Maudez-René Le Cozannet », 1924, p166 à 172

99 FM Henry « Dom Maudez-René Le Cozannet », 1924, p184 à 198

100 FM Henry « Dom Maudez-René Le Cozannet », 1924, p168, 169, 188, 191, 192, 195, 196, 198

101 Abbé Helliet « Notes diverses – Variétés », XV (20e recueil), pages 714 à 759, Bibliothèque du Collège Saint-Joseph de Lannion, contient partie de la correspondance entre ces deux personnes en 1913 et 1914.

102 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

103 Voir Pages sur Seigneurie de Coetloury

104 FM Henry « Dom Maudez-René Le Cozannet », 1924, p22, 190, 193

105 H.Le Goff  « Ecoles et écoliers dans le Trégor sous l’ancien régime » Les Cahiers du Trégor n°5 novembre 1983 pages 23 et 24

106 Voir Pages sur Seigneurie de Coetloury

107 AD22 Registres paroissiaux BMS de Cavan

108 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

109 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

110 Site web Tudchentil , source AD44 B3486

111 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

112 AD22 Registres paroissiaux BMS de Buhulien

113 Y.Briand « Notes sur Caouënnec », collection Jean-Jacques Lartigue, source ad série G (Buhulien)

114 L.Dubreuil «Le prieuré Lannionnais de Kermaria-an-Draou », SocECdN, t LXXXVI, 1957, 112 ; il place à tort la nomination en février 1720

115 AD22 Registres paroissiaux de Buhulien

116 Y.Briand « Notes sur Caouënnec », collection Jean-Jacques Lartigue , source AD22 série G

117 AD22 20G34

118 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

119 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

120 Abbé Helliet « Notes diverses – Variétés », XV (20e recueil), Bibliothèque du Collège Saint-Joseph de Lannion, p740 (témoignage n°40 issu du Cahier des grâces obtenues par l’entremise de Maudez Le Cozannet)

121 FM Henry « Dom Maudez-René Le Cozannet », 1924, p261

122 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

123 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

124 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

125 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

126 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

127 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

128 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

129 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

130 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

131 AD22 Registres paroissiaux BMS de Caouënnec

132 AD22 E1517

133 AD22 E3023

134 R.Couffon "Répertoire des Eglise et Chapelles du diocèse de St-Brieuc et Tréguier" Soc ECdN 1938 à 1940

135 AD22 E3049

136 J.Gaultier du Mottay « Géographie départementale des Côtes du Nord » 1862, p590

137 Régis de Saint-Jouan « Dictionnaire des communes des Côtes d’Armor », 1990, page 144

138 R.Couffon «Un atelier architectural novateur à Morlaix à la fin du XVe siècle » MSHAB 1938 p67 et 78,Y.P Castel « Saint-Melaine et Les Beaumanoir » 1989 p45, G Olivier « L’atelier Beaumanoir » SocECdN1985 p45, J.Saurel « Clochers du Trégor » SocECdN1981 pages 63 et 65

139 AD22 Registres Paroissiaux BMS de Caouënnec 

140 AD22 Registres Paroissiaux BMS de Caouënnec 

141 AD22 Registres Paroissiaux BMS de Caouënnec 

142 AD22 Registres Paroissiaux BMS de Caouënnec ; Y.Briand « Notes sur Caouënnec », collection Jean-Jacques Lartigue, suite à lecture de la Semaine Religieuse de Saint-Brieuc,1895, page 336 ou de 1894 page 334 , place à tort ? cette nomination au 21 aout 1765)

143 Voir pages sur Seigneurie de Kerloscant

144 AD22 Registres Paroissiaux BMS de Caouënnec 

145 Cadastre 1826

146 Y.Briand « Notes sur Caouënnec », collection Jean-Jacques Lartigue

147 AD22 Registres paroissiaux BMS

148 AD22 Registres paroissiaux BMS

149 AD22 E1116 prouve qu’en 1785 une partie de Cavan et Caouënnec dépend des seigneurie et sénéchaussée de Guingamp

150 S.Ropartz « Guingamp - Etudes pour servir à l’Histoire du Tiers-Etat en Bretagne » 1859, t1, p291

151 Ogée « Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne », 1778, rééditions : 1843, 1979

152 Ogée « Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne », 1778, rééditions : 1843, 1979

153 Ogée « Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne », 1778, rééditions : 1843, 1979

154 AD22 Registres paroissiaux BMS

155 AD22 Registres paroissiaux BMS

156 AD22 Registres paroissiaux BMS

157 AD22 Registres paroissiaux BMS

158 AD22 Registres paroissiaux BMS

159 Minois « Les Cotes du Nord de la préhistoire à nos jours » 1987, p176

160 AD22 Registres paroissiaux BMS

161 AD22 C111

162 AD22 C86

163 AD22 E966

164 AD22 Plans anciens, cadastre de Caouënnec «terminé sur le terrain le 15 avril 1826 »

165 Dom Godu, OSB ,« Fiches du cadastre de Caouënnec d’après le registre Etats de Sections arrêté à Saint-Brieuc le 20 juin 1828 et conservé à la direction du service du cadastre à Saint-Brieuc », 1967 au CRBC à Brest

166 Jean Martin et Yvon Pellerin « Du lin à la toile _ La proto-industrie textile en Bretagne »

167 Jehan Lagadec « Le Catholicon armoricain 1499, réédité en 1977, page 31 pour « canap » et page 126 pour « lin »

168 Jehan Lagadec « Le Catholicon armoricain 1499, réédité en 1977

169 F.Vallée « Grand dictionnaire Français-Breton », 1931, réédition 1980